La mobilité Interrégionale

1. Contexte du projet

La Flandre occidentale est depuis plusieurs années confrontée à un nombre important de postes vacants difficiles à satisfaire. Même en période de récession économique, ce problème n’a pas disparu. Favoriser une meilleure régulation entre la demande et l’offre sur le marché du travail reste alors un défi actuel pour les régions.

Les Comités subrégionaux de l’emploi et de la formation de Tournai-Ath-Lessines et Mouscron-Comines et leur homologue flamand, het Regionaal Sociaal–economisch Overlegcomité (RESOC) – De Sociaal-economische Raad voor de Regio (SERR) Zuid-West-Vlaanderen ont souhaité amener une réflexion sur les moyens à développer pour accroître la mobilité interrégionale des futurs travailleurs, notamment en termes de nouvelles formations et autres dispositifs d’insertion à mettre en place. Certains postes disponibles peuvent aussi concerner des profils peu qualifiés.

Il était également important d’amener les demandeurs d’emploi du territoire à considérer la région flamande, limitrophe de la frontière linguistique, comme un bassin d’emplois potentiels.

Depuis ces visites, les effets de la crise se sont fait sentir. Il est évident qu’aujourd’hui l’appel de main-d’œuvre dans le Courtraisis s’est fortement réduit. Mais la population de la Flandre occidentale est plus âgée que la nôtre et dès lors, l’on peut s’attendre à un appel important de main-d’œuvre lors de la reprise d’activité.

2. Mise en place du projet

Les trois partenaires ont dès lors organisé une semaine de rencontres au sein d’entreprises flamandes et informé les professionnels de l’emploi, de la formation et d’insertion et de l’enseignement de Wallonie picarde sur les possibilités d’emplois en Flandre occidentale durant la semaine du 16 au 19 février 2009.La matinée du 16 février qui s’est déroulée dans les locaux du RESOC-SERR était réservée à une présentation des partenaires, des entreprises participantes, du marché de l’emploi flamand et du travail de la cellule mixte FOREM-VDAB, partenaire du projet.

 Le choix des métiers était difficile car les emplois pour lesquels les patrons flamands éprouvent des difficultés de recrutement, connaissent aussi des tensions sur le marché de l’emploi wallon. Cela concerne, soit des métiers pour lesquels il y a un déficit de compétences techniques, soit que les tensions sont dues aux exigences du poste de travail (flexibilité, salaire, conditions de travail, …).

 Dès lors, pour définir une liste de métiers, nous avons choisi les métiers en pénurie en Flandre occidentale à l’exclusion des métiers en pénurie en Wallonie picarde. Nous y avons également ajouté des secteurs porteurs dans les deux régions.

 Nous avons rencontré des employeurs qui désirent recruter des travailleurs dont le niveau de qualification exigé n’excède pas le secondaire supérieur technique et professionnel.

 Les secteurs retenus et les entreprises participantes étaient :

  • L’agroalimentaire :

SOUBRY NV – Roeselaere: Fabrication de farine, semoule, biscottes et pâtes

MOLENS TAELMAN-Bossuit: Fabrication de farine et de produits composés

  • la logistique :

GROUP THERMOTE & VANHALST – Waregem: Commerce d’élévateurs et de pièces détachées s’y rapportant

  • le traitement des déchets :

IMOG – Harelbeke: Traitement de déchets ménagers : verre, carton, plastique, papier, PMD, déchets verts

  • le textile :

SIOEN INDUSTRIES – Ardooie: Textile technique enduit, tenues de protection industrielles, produits chimiques fins et traitement de feuilles de PVC et de tissus enduits

LANO CARPETS – Stasegem: Tapis tissés et tapis tuftés

3.                La participation 

 Nous avons comptabilisé près d’une centaines de participants de tous les horizons : des représentants du Forem, des CPAS, des OISP, de l’enseignement, des CEFA, des CPMS, de la Promotion sociale, de l’AWIPH, de la Mire, de l’Agence de développement local, de la Mission locale, ... Nous avons dû refuser du monde.

 Lors des visites, différents points ont été abordés :

  • la culture d’entreprise,

  • les profils recherchés,

  • les critères d’embauche/de recrutement (exigences souhaitées pour le néerlandais, …),

  • la formation continuée,

  • la possibilité d’engager des demandeurs d’emploi wallons, …

  4.                Nouvelles pistes         

  • Impact des visites sur les pratiques des opérateurs. Il s’agit de voir s’il y a des changements dans les contenus de formation et dans les dispositifs afin de mieux préparer les demandeurs d’emploi à prospecter le marché du travail flamand.

  • Etude sur l’âge des travailleurs et l’anticipation des départs des travailleurs de plus de 50 ans. Le Resoc-Serr serait intéressé à ce qu’une étude s’opère sur chaque territoire à ce niveau.

  • Etablir un relevé précis de l’offre de formation et d’enseignement en néerlandais.

  • Mettre en place des dispositifs en vue de permettre à des étudiants de suivre des stages en Flandre.

 
 
Création par S.I.P.