Les métiers industriels

Questionnement

 Parler du secteur industriel d’une seule voix est illusoire, tant la variété des activités qui le compose est conséquente. En effet, le secteur industriel, c’est l’industrie manufacturière où l’on retrouve, entre autres, l’industrie agricole et alimentaire, l’industrie textile et habillement, l’industrie chimique ….C’est aussi, l’industrie extractive et la production, la distribution d’électricité.

 Quelques constats

 Sept secteurs d’activités sont concernés pour le territoire de Tournai, 86 % des postes de travail se concentrent sur :

-          l’industrie chimique,

-          l’industrie agricole et alimentaire,

-          la métallurgie et travail des métaux,

-          la fabrication de matériel de transport,

-          la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques,

-          l’industrie du papier et du carton,

-          l’extraction de produits non énergétiques.

Si le secteur industriel représente aujourd’hui 14 % de l’emploi total, cela a pour conséquence, pour notre région, que les besoins ne sont plus nécessairement aussi importants, mais que le métiers se complexifient et les besoins se spécialisent.

Certains secteurs sont spécialisés en regard de la région wallonne : l’industrie chimique, l’industrie agricole et alimentaire, fabrication de matériel de transport et l’extraction des produits non énergétiques.

Sept communes sont principalement concernées : (88 % des postes de travail), à savoir : Antoing, Ath, Estaimpuis, Leuze, Lessines, Péruwelz, Tournai.

Le secteur est difficilement accessible aux jeunes : outre le fait que l’emploi résidents des – de 25 ans ne représentent que 8 %, il est également nécessaire de prendre en compte l’impact des emplois intérim fortement utilisé dans l’industrie pour les jeunes.

 Le secteur a un visage transfrontalier : on dénombre 11,7 % de flux frontaliers sur l’ensemble du secteur. Ce qui est nettement plus élevé que la moyenne (6,2 % de flux transfrontalier sur l’emploi total).

 Des métiers en pénurie : un certain nombre de métiers en pénurie concernent le secteur industriel et ce principalement dans le cadre de l’enseignement secondaire supérieur technique et professionnel. Quelques exemples de métiers concernés : mécanique électromécanicien, soudure, dessinateur industriel, techniques de transformation, du métal et constructions métalliques (tourneur-ajusteur, outilleur, chaudronnier).

 L’emploi dans le secteur diminue, mais les besoins en qualification se complexifient et se diversifient.

L’offre de formation existe et est conséquente (Enseignement technique et professionnel et formation qualifiante).

Les employeurs sont insatisfaits : ne trouvant pas les personnes qualifiées pour le marché (ou ayant les comportements ad hoc).

Il y a un désintérêt du public pour ces sections. Le choix professionnel se fait souvent par défaut.

 Où se situe réellement le problème ? La formation initiale et professionnelle du secteur industriel est- elle adaptée aux besoins des employeurs ? Quels leviers peuvent être favorables pour améliorer la situation ?

Propositions d’actions

 Face à ces questionnements, la variété des activités, la variété des métiers qui sont concernés par le secteur, il est difficile de se positionner sur des constats uniques.

C’est pourquoi, il est proposé de rassembler l’ensemble des acteurs concernés pour positionner plus précisément les problématiques afin de permettre d’orienter plus finement certaines recommandations d’amélioration pour le secteur.

L’équipe du comité propose donc d’organiser une table ronde entre les opérateurs de formation, l’enseignement et les entreprises. Cette table ronde se déroulera en deux temps :

 

*      Reportage d’interviews de bonnes pratiques

*      Table ronde monde de l’entreprise et monde de la formation

 

 Reportage d’interviews – cadre général

De nombreuses études ont déjà été réalisées sur cette question. Pour exemple : deux études ont été réalisées par le Forem : l’écosystème pour le secteur de l’industrie chimique et écosystème sur l’industrie manufacturière. L’intérêt de ce travail est d’apporter une plus-value par rapport à l’existant et donc de pouvoir rebondir par rapport aux différents constats établis dans le cadre des travaux déjà réalisés.

 La tendance, lorsqu’on effectue un travail d’analyse, est de pointer les aspects négatifs de la situation dans le but de les améliorer. La décision, dans ce cadre ci, est de prendre les choses à l’inverse. Le reportage devra pouvoir mettre en évidence les expériences positives, les bonnes pratiques. L’analyse réalisée permettra alors d’identifier les leviers qui fonctionnent et qui renforcent la dynamique au sein du secteur.

 Le projet d’étude du secteur industriel sur notre territoire prend sa source dans le cadre de la CCSR qui faisait le constat que la problématique des métiers industriels se place directement dans le dispositif de filières et passerelles.

 Le projet vise à favoriser la rencontre entre le monde de l’enseignement/formation et le monde de l’entreprise. La table ronde et les interviews s’organisent donc à destination de ce public.

 

Par ailleurs, l’étude réalisée a pour objectif d’examiner les pratiques relatives aux métiers industriels à « petites qualifications ». Il faut donc veiller à se limiter à la population à atteindre. Le public bénéficiaire de notre action est donc clairement identifié dans la tranche de personnes ayant accès à l’enseignement professionnel, CEFA et/ou étant en condition d’accessibilité à une formation qualifiante professionnelle.

 Quatre thématiques sont identifiées pour l’analyse et le choix des bonnes pratiques :

-          l’orientation : comment l’orientation s’organise au sein de l’enseignement ? Quel message pour favoriser l’inscription dans les sections professionnelles ? De quelle manière est organisée la réorientation dans ces métiers ? Qu’existe-il au sein de l’entreprise pour favoriser

-          la relation entreprise-enseignement / enseignement-entreprise:  quels sont les réseaux existants, quels contacts entreprise avec les écoles ? Le rôle du stage, de la MISIP ?

-          l’attitude volontariste des entreprises/de l’enseignement/de la formation professionnelle pour promouvoir le métier : quelle démarche de la part des entreprises pour promouvoir la profession ?

-          l’impact de la culture (ou de son évolution) du milieu industriel : existe-t-il encore une culture industrielle ? Est-elle nécessaire à l’immersion dans le métier ? La diminution du poids de l’industrie sur notre territoire engendre-t-elle une perte d’identité industrielle qui doit donc se réapprendre autrement ?

Information sur l'évolution du projet

 

 
 
Création par S.I.P.