Compétences transversales

« Donnez-moi un travailleur qui soit ponctuel, qui respecte les procédures et qui soit autonome dans la réalisation de sa tâche ; et moi je me charge de lui apprendre le métier. »

Caricatural ?

Ces compétences, que l’on peut qualifier de « non-techniques », sont de plus en plus attendues par les employeurs qui sont bien conscients qu’elles font partie intégrante d’un métier.

Parallèlement, les opérateurs d’insertion et de formation du territoire tentent de se saisir de cette question mais ils manquent d’outils pédagogiques.

C’est sur ce constat que le CSEF de Tournai-Ath-Lessines a entamé un travail de réflexion avec les acteurs de terrain (Séminaire de Mai 2008) qui débouchera in fine sur un projet d’intégration de compétences « transversales » au sein de programmes de formation tout en gardant l’optique d’un travail en filières et passerelles. Ce projet doit s’axer sur la définition des compétences transversales qui se dégage du travail du CEF (Conseil de l’Education et de la Formation) : « les compétences non-techniques englobent les compétences méthodologiques, sociales et contribuelles ». Ces compétences, pour être « transversales », sont liées aux secteurs d’activité professionnelle.

Elles ne doivent pas être confondues avec les savoir-être de type psychosocial et socioculturel. Aucune liste de ces compétences « non-techniques » n’existant, leur définition relève strictement de la négociation collective.

Suite au cahier des charges lancé en 2009, c’est l’AID Coordination qui a été retenue pour accompagner les travaux, via la méthodologie Thésée qu’elle a développée (Thésée est une méthodologie basée sur l’approche par compétences qui prend en considération les compétences transversales à mobiliser en situation professionnelle. Thésée est également un outil qui permet la construction de filières et passerelles)

Le projet s’est décliné en 2 temps (2009-2010).

La 1ère phase a regroupé une vingtaine d’opérateurs très différents, susceptibles d’entrer dans le processus (EFT, OISP, IFAPME, Promotion sociale, CEFA, ETA…).

Un travail de clarification et de négociation a été mené entre les représentants des dispositifs de formation précités.

Sont ressortis de ce travail la nécessité des éléments suivants :

  • Aborder et évaluer les compétences transversales en lien avec un métier
  • Choisir l’appellation de « savoir-faire comportementaux en situation professionnelle » (une compétence transversale est une ressource à mobiliser dans le cadre d’une profession et s’apprend en même temps que les gestes techniques)
  • Construire un outil pédagogique, un outil d’évaluation ou de formation en situation professionnelle
  • Cibler quelques métiers : maçon, vendeur, technicien de bureau

La 2è phase a concerné le travail proprement dit de l’outil pédagogique (3 jours par métier) avec comme étapes méthodologiques :

  • De cibler les savoir-faire comportementaux les plus importants ou problématiques
  • De confronter ces savoir-faire comportementaux au référentiel métier
  • D’identifier quel type de résultat obtenir (outil pédagogique, grille d’évaluation…)
  • De cibler une activité-clé
  • De partir d’outils préexistants chez les opérateurs et d’outils extérieurs
  • De positionner le stagiaire/l’élève en position de sujet
  • De construire une séquence pédagogique visant la co- ou l’auto-construction de savoirs.

Les groupes de travail sont constitués de minimum 3 opérateurs par métier ; chaque opérateur étant représenté par un responsable de projet et un formateur technique métier.

Fin 2010, les 3 journées de construction d’outils d’évaluation des compétences transversales visées sont pratiquement terminées pour les 3 métiers.

Les étapes suivantes (2011) concerneront la communication et le partage des outils créés en vue de leur intégration et de leur évaluation.

 
 
Création par S.I.P.